Les abeilles disparaissent en France, victimes des pesticides, d’un parasite ou encore du frelon asiatique. Pourtant, certaines pratiques apicoles pourraient les affaiblir. Certains le pensent, et ont développé des techniques alternatives.
Le Val-d’Ocre (Yonne), reportage
Nous sommes dans l’Yonne, dans la petite commune du Val-d’Ocre. Dans leur jardin augmenté du terrain d’une ancienne ferme, Céline Locqueville et Alain Richard ont établi une sorte d’utopie autour de la nature sauvage et des abeilles. Autour de leur maison, les herbes hautes le disputent aux plantes mellifères. Ici, une petite mare. Là, des constructions en ferraille soudée et des maisonnettes aux murs en bois cordé édifiées par Alain, spécialiste en écoconstruction. Céline, elle, est une ancienne paysagiste qui recommande aujourd’hui de laisser le plus possible les plantes pousser d’elles-même, sans les tondre ni les couper. C’est ce qu’elle appelle « les jardins mal rasés ». Elle organise des stages de vannerie, de cuisine avec des herbes et plantes sauvages ou encore de fabrication de ruches tressées. Car les abeilles tiennent un rôle central dans la vie du couple. Dans leur jardin, ils ont installé pas moins de cinq ruches de différentes formes et tailles. D’ailleurs, c’est ainsi que ce petit paradis s’appelle : les Petites Ruches.
Mais attention : ici, pas question de récolter du miel. Contrairement aux ruches de production qui contiennent déjà des rayons de cire à remplir, les ruchettes faites à la main par Alain et Céline sont vides et laissées à la disposition des abeilles. Selon les cas, le couple récupère des colonies sauvages trop

Source Reporterre.net/
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