Jeudi 8 novembre, les « sept de Briançon » ont été jugés pour « aide à l’entrée irrégulière » d’étrangers, « en bande organisée ». Le procureur de Gap a requis 6 mois de prison avec sursis pour cinq d’entre eux et 12 mois, dont 4 fermes, pour les deux derniers. Ils avaient participé en avril à une manifestation de solidarité avec les migrants. Reporterre raconte l’audience.
Gap (Hautes-Alpes), reportage
Autour de Gap, les cimes enneigées annoncent la couleur de l’hiver et les dangers de la traversée des Alpes alors que la « route des migrants » passe par les montagnes pour la troisième année. Ce 8 novembre, au tribunal du chef-lieu des Hautes-Alpes, s’est déroulé le procès des « sept de Briançon », dont l’audience a duré 17 h. Ils sont poursuivis pour « aide à l’entrée irrégulière » d’étrangers, « en bande organisée ». Le 22 avril, les « sept » avaient participé à une manifestation transfrontalière afin de dénoncer la présence de militants d’extrême droite du groupe Génération identitaire. Raphaël Balland, le procureur de Gap, retient contre les accusés qu’une vingtaine de personnes ont profité de la manifestation pour entrer illégalement en France.
Le 21 avril, Génération identitaire avait matérialisé et contrôlé une fausse frontière au col de l’Échelle, connu pour être emprunté par des exilés voulant se réfugier en France. Pour leur répondre, des personnes solidaires avec les migrants avaient manifesté le lendemain, dimanche 22 avril. Arrêtés ce soir-là, les « trois de Briançon », deux jeunes suisses, Théo Buckmaster et Bastien Stauffer, ainsi qu’Eleonora Laterza, une étudiante italienne, avaient été placés en détention provisoire durant neuf jours. Les quatre autres prévenus,

Source Reporterre.net/
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