Alicia et Philippe Sendre-Allermeersch élèvent des brebis et des chèvres dans les Alpes-Maritimes. Par une adaptation constante au milieu et la mise en œuvre de différents moyens de protection, ils font avec la présence des loups, qui leur tuent toutefois plusieurs de leurs bêtes chaque année.
La Brigue et Tende (Alpes-Maritimes), reportage
« Bilibilibili ! » En ce début de soirée de juillet, Alicia appelle les brebis manquantes. Nous venons de redescendre de Coro, un flanc de montagne couvert de noisetiers, genêts et rosiers sauvages. Le visage tourné vers la masse sombre des pins, l’éleveuse-bergère d’une trentaine d’années jure. Sans prévenir, une partie du groupe a fait volte-face dans les broussailles et vers les hauteurs. « Cette année, c’est tous les jours qu’elles me font ça », soupire-t-elle. Seule une vingtaine de moutons nous rejoignent sur les terrasses herbeuses, juste au-dessus de la ferme. « Elles montent quand on descend, descendent quand on monte… » Nous sommes sur les hauteurs de La Brigue, dans la vallée de la Roya, à 1.200 mètres d’altitude et 2 kilomètres à vol d’oiseau de l’Italie. Dans quelques jours et pour s’adapter à la présence du loup sur leur territoire, Alicia et Philippe Sendre-Allemeersch réduiront leur cheptel de brebis, pour développer celui de chèvres.
Installé depuis 2015 en zone de présence permanente (ZPP) du loup, leur troupeau comptait à l’origine 150 ovins et caprins (250 avec les petits du printemps). Ce ne sont pas les moyens de protection qui manquent : six chiens patous, bergers d’Anatolie et croisés servent de vigiles avisés, en plus de

Source Reporterre.net/
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