En autorisant Total à importer massivement de l’huile de palme pour sa raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), Nicolas Hulot a relancé le débat sur les problèmes environnementaux et sociaux causés par la culture intensive du palmier à huile. L’huile de palme durable existe-t-elle ? Peut-on s’en passer ?
Les plantations de palmier à huile dévastent la biodiversité et des vies humaines dans les pays tropicaux. Le consommateur conscient de ce fait peut vouloir trouver l’alternative à l’huile de palme et à ses multiples dérivés. Pourtant, s’en passer relève du parcours du combattant. Pâtes à tartiner, biscuits, plats préparés, liquides vaisselle, shampoings, dentifrices… plus de la moitié des produits vendus en supermarché en contient, selon Amnesty International.
Le consommateur peut alors se laisser tenter par le logo promettant une huile de palme responsable ou « zéro déforestation » fleurissant les emballages de produits toujours plus nombreux. Suffirait-il alors de consommer des produits utilisant de l’huile responsable pour mettre fin aux conséquences néfastes de sa production ? Non, selon Christian Berdot, qui dénonce ces « outils mis en place par les industriels pour les industriels ». Ce militant des Amis de la Terre ne croit pas à ce système de certification, aux raisons d’être davantage marketing qu’écologiques. « Le principal problème est la surconsommation d’huile de palme. Or, plutôt que de réduire notre consommation, la certification accompagne la croissance de nos importations », résume-t-il. Rassuré par un logo qui « garantit » une huile de palme durable, le consommateur se déculpabilise et continue à acheter.
Effectivement, le problème de ces certifications est qu’elles ne certifient pas

Source Reporterre.net/
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